11.8.08
You are the perfect guy
"I'm not being nice. You just happen to be the best thing that's happened to me in the past 26 years. What do you think ? I know you're not always perfect. I know you have tons of problems, defects, imperfections but who doesn't ? It's just that I prefer your problems. I'm in love with your imperfections, your imperfections are just great. I mean you can't imagine : before I had to deal with ** and compared to him you're a day at the beach ! I know most girls they get weak on their knees for what's beautiful, you know, that's all they see, that's all they want. But I'm not like that. I don't just see what's beautiful. I fall for the other stuff. I love what's not perfect. It's just how I am. I think you need to go now..." N'importe quel mec normalement constitué aurait courru après elle après avoir entendu ça. Moi j'ai pas bougé.
8.5.08
Living is easy with eyes closed.
"Dehors, c'est gris. C'est la mer grise. C'est le ciel gris. En face, les gens gris parlent de choses grises. D'acheter des jeans de marque ou de se faire une manucure. Dans ma tête il fait fatigue accumulée. Il fait sourire d'être dans ce wagon gratuitement et d'aller la voir elle. Ces derniers jours ont été rudes. Le réveil qui sonne beaucoup trop tôt, la tête qui travaille tout autant. Dehors c'est joli. C'est vert et c'est mouillé. Les yeux humides se font rares, je crains d'être immunisée contre la pluie du coeur. Pas faute d'essayer, pas faute de penser à lui quatre cent soixante treize fois par jour. Dans la boite noire il n'y a que toi. Enregistrement permanent de toi. [...] Tu es à l'ouest. Dehors, c'est bruyant et agités. Ces gens se pressent, s'entassent pour en voir d'autres. Des gens. Il y a longtemps que je t'aime. C'était là où cet Irlandais a cassé toutes ses dents . Il y a donc beaucoup trop longtemps que je t'aime monsieur lisse. [...] Dehors, c'est fini. Je cherche une date dans mon agenda. Ce banquet entre amis où chaque personne en prendrait pour son grade. Où je dirais à lui qu'il a intérêt de prendre soin d'elle. Où je donnerai tout à celle qui m'attendra ce soir sur le quai. Où je te dirai que c'est fini, dedans. Que je n'ai plus peur de dire qu'il y a longtemps que je t'aime. Que ta nuque est parfaite, que j'aurai pu t'apporter le petit déjeuner au lit tout les matins. [...] Dehors, c'est toujours gris. Et je t'aimerai toujours, même quand ça sera bleu."
10.3.08
Boys do cry



Ca virevolte, ça tournoie et ça chatouille le bout du nez.


Le train s'échappe, toujours et encore trop tôt. L'impression est floue, presque irréelle. Les vagues, l'écume, tout semble beaucoup trop bleuté pour être là. Étonnamment, le trajet ne sera pas solitaire, pas retardé, il ne s'allongera pas à la vue des kilomètres parcourus. Parfait. Arrivées dans cette gare si souvent la transition entre deux wagons, mais qui sera dépassée par deux fois en une grosse semaine. Ou deux petites semaines, c'est comme tu veux. C'est DPAM. La cigarette se savoure difficilement, à moitié emportée par le mistral, alors allons nous réchauffer sur un quai. Allons nous échauffer la voix sur... la voie. Ma préférée arrivera sans retard aucun (fabuleux), alors que... Alors que quoi ? On descendra ces dizaines de marches pour la deuxième fois, quelques mots de rappeurs marseillais dans la bouche qui disaient qu'on était "chaudes comme Marseille". Après, j'étais bien heureuse d'avoir fait du repérage pour le Virgin, où nous retirâmes (gnn?) la place de "la petite" sans encombre aucune (important, SANS encombre). Y'avait même une dédicace de Diam's pour elle, si c'est pas abusé. Alors pour te dire, on a vite tracé au Monoprix du coin acheter 3 merdes (d'ailleurs ils donnent encore des sacs en plastique là bas, si c'est pas dément!) et puis le métro à 1,70€. Jusque là toujours normal. Nous sommes maintenant tout près du Dôme, avec ceux qu'on appellera les Sperm donneur/receveur pour protéger leur anonymat. S'ensuivent un tas de choses qui font successivement plaisir, froid partout, doux dedans et mal dehors. Des "je cherche une personne de taille petite habillée en noir et susceptible de porter des Docs" aux "Raaaph" en passant par la non-foule à 18h et la non-fouille à 19h, j'ai envie de dire que c'était toujours sans encombre. Mais MERDE, où sont donc passées les encombres ? Dedans c'était bien, après avoir tracé un 1000m haie pour arriver dans la fosse au deuzième rang (et bah ouai, t'as qu'à avoir deux filles qui sont en mesure de se faxer dans ton entourage, connard.) Là comme ça ça parait calme mais en fait... Ca l'était. Tout le monde était super respectueux des grands parents, on essayait de pas se marcher sur les pieds, on n'a même pas hué 65daysofstatic, un public modèle. Et puis en quelques secondes, du bleu et du rose, exactement comme je m'imaginais les Cure. Y'a tellement de jeux de mots à faire sur le nom du groupe que j'arrive même pas à en choisir une pour la mettre en titre, c'est pour dire. Ces quelques émotions du début passées, on (par on j'entends moi) a quand même un peu de mal à réaliser que ce nabot maquillé comme une gamine de 4 ans qui va au carnaval for the first time est une rockstar internationale, treillis compris. Je ne me moque pas, Bobby. Je fus agréablement surprise de ma culture Curienne, la moitié était acquise, l'autre moitié découverte avec émerveillement, j'vous baise les gars. Et puis à voir les miroitements dans leurs yeux, pas ceux des strombis, ceux qui font bien sentir que putainputainputain, c'était suffisant. Bon évidemment il a fallut que le spaghetti qui me sert de sœur se tape un malaise pour que j'aille enfumer l'infirmerie avec mon odeur de pieds qui ne sont pas sortis des docs depuis maintenant trop de temps. Et puis un peu aussi pour voir ce que ça donnait vu de derrière (tiens, j'vais peut-être sortir un bouquin intitulé "les Cure vus du fond"). Mais y'avait rien à faire, c'était toujours aussi magique. Alors ça m'a gonflé, le concert s'est terminé après quarante douze rappels, j'étais blasée d'avoir été si facilement conquise par Oncle Fétide et Simone de Beauvoir, alors j'ai fait un câlin à Raph. En plaçant ici d'autres câlins, une discussion ultra constructive avec ma supérieure hiérarchique du boulot [vous avez le numéro de monop? non? moi non plus.], un tee shirt trouvé par Fabri-vieux alias Mr Sperm Donneur (tu suis?), vous aurez une vue globale de l'after show. Remarque inutile #1, ça fait du bien un concert "normal", un concert d'où on ne ressort pas complètement détraqué, chamboulé et en larmes. Bon après, histoire de briser complètement la magie, on a bouffé du Quick et on a écouté Indo. Arrivés chez les Spermeux (heureusement que personne ne lit ce putain de blog, j'ai honte), la visite guidée s'impose. Entre collection de pommes et moumoute, choses zébrées et salle de bains rouge, lit à baldaquins et guitar hero, au milieu de tout ça, Valérie Damidot ferait mieux d'aller s'acheter un kit de scrapbooking ou de se mettre au tricot. Après une nuit agitée... Quoique non elle était juste beaucoup trop courte, comme toutes celles qui suivront, la tuture Indochinisée nous portera jusqu'au bus, et après promesse de se revoir pour quelques essayages et photos en col roulé, nous trois priment le putain de car pour rejoindre Marseille (à la biengue, tu comprendras si tu lis ceci jusqu'à la fin). Dans le car, toutes euphorisées par le charme de Bobby la veille, nous retraçons cette soirée dont tu ne connais même pas le dixième, quand une grosse pute nous demande de parler moins fort. Alors à cette grosse pute, je dis publiquement et officiellement "Meurs GROSSE PUTE" parce qu'en vrai j'aurai pas trop osé, mais elle le méritait bien. Sinon la gare de Marseille St Charles on commence à bien la gérer, les rencontres aussi apparemment : quel hasard de retrouver le couple (de garçons) de la veille, de choper au passage un petit niçois tout sympathique et de discuter le bout de gras avec The Raph et son copinou pendant la clope d'avant train. Clope qui, en reconsidérant ce retour, aurait dû être beaucoup, beaucoup plus savourée. Quelques calins, quelques bisous qui en fait cachaient une grosse envie de vite la revoir, de nous retrouver pour tellement plus de dépassement de normalité. Je t'aime connasse. Ceci étant dit, on avait soi disant 1h à passer avec lui, mais on a travaillé plus pour gagner plus alors ça a été le double. Viva SNCF Volume 1. On se quitte finalement, beaucoup trop tard à mon goût car ouais je suis déjà bien en retard pour aller bosser mais bon... "Une heure, c'est gérable". On arrivera à Nice avec encombre et plus de 3h de retard. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour aller bosser, et au final on s'en fout. La nuit suivante a été un pur délice, une fois de plus très courte mais agitée de rêves type clip de Lullaby. Bobby, t'abuse. Les jours d'après étaient dédiés à "reprenons nos esprits". Ce n'est toujours pas le cas à l'heure où j'écris tout ça mais après tout... Vous avez la carte de fidélité ?
1.3.08
Searching for some love



YO.


Tu sais, je pense beaucoup à toi. Souvent. Mais au final, je ne sais pas si tu pourrais être la personne qui prend le soleil sur ces fauteuils jaunes. En tout cas, tu ne le feras jamais aussi bien qu'elle. Tu sais, Lyon c'était pas grand chose, comparé à tout ça. Tu le sais, que nous on est invincibles? Et qu'une histoire de portable déchargé peut nous entrainer chez Cyberyann, et qu'on finit à 7h du mat par un verre qui vole en éclat dans un bar-tabac, avec des croissants chauds et des mouvements de bras couplés de cris de métalleux ? Tu savais que le remplaçant du remplaçant était gaucher? Que dans une gare on pouvait composer un morceau ukulélé/xylophone ? T'étais au courant que quelque part sur Terre existait une pizza goût couscous ? Et que les gaufrettes, et que la future Maire se fait interviewer dans le café ? Et que 3 mois d'hôpital psychiatrique deviennent 6 puis 25? Que RTL2 ne répondait pas à l'interphone ? T'étais là pour l'américain, et pour la voir boire du COCA COLA ? T'as vu le Trolley ? Ouai, nous non plus. Le béret rouge t'a suivi? T'as vu la marionnette du Coyote danser sur Seven Nation Army ? Héhéhé. T'as rien vu, avoue. T'as rien vu de ce que nous on sait faire. Moi + Rirififiloulou.


Mais un jour on aura quelque chose. Le jour où t'aura l'audace de vouloir toujours faire pire. Mais toujours mieux. Toujours plus NORMAL.


Allez j'te laisse, je dois trouver pourquoi il m'a donné RDV dans un champs de pâquerettes un 29 février. (J'te jure que c'est vrai).


Des bisouuuuuuuus. Et Laura Sautel, et les quadruples 22 ans à coup de tiramisù, Monaco et spectacle libertin. Et j'ai même oublié de te parler d'elles deux qui m'ont genre forcé à appeler, sans rancune les filles, même si rien n'a changé j'me serai au moins rincé l'œil quand changement de musique il y eut.


9.12.07
With every bet I lost


J'viens d'apprendre que tu aimais bien les blogs. C'est marrant. Enfin, pas tant que ça, quand on sait que j'ai découvert ça chez celle d'avant, celle d'il y a longtemps. Oh ca va, on est tous un peu peeping Tom, toi le premier.

C'est fou. Ce que j'ai appris chez *elle* m'en dit plus sur toi que des années de merdes inutiles. Comme quoi, les archives des blogs c'est juste le truc le plus utile du monde après Google et le McDo ouvert jusqu'à 3h du mat'.

Après, la routine. Je t'expliquerai pas combien tu m'énerves, parce qu'au fond de moi j'ai la certitude que tu 'me' lis.


Ah ouai putain. Toulouse et le pont YoUxXx. La prairie des Filtres. La piscine de Wild, les canards vibrants, les discutions japonisantes. Le bikini, la pluie, le froid, Alain, les grugeurs, le reflex de Camille. Les 8h de train. Le gâteau au chocolat. Le café (Wild, je t'aime). Les coups de fil à Marie, à Indomi. Le dernier petit téléphone de Sarah. Les GOOOOOOOOOOOOOO sur Crash Me, la putain de chanson de merde. Les larmes, Harry, la pizza à l'ananas plutôt douteuse. Le respect des célibataires (bordel). StefGuillaumePaulineMikoCamilleWildTom. L'Ancienne Belgique. Le Gallus, les pancakes. Les haribos. L'ordinateur virtuel avec wifi et myspace dessus. C'est qui qui va le signer le polaaaaaaa. Les trains, les voitures, les tourbus, les lits au carré/triangle, le petit dej' arrachage du pain de la bouche, les tasses thermos, les cocottes en papier, 3ème sexe dès le réveil, le deuxième trou de balle, "Là-bas", à bas Tallula, Danaé plus timide que Stef (OMFG WTF?!). Aaaaaaaaaaaaaah.

Arrete de lire bordel, sinon je déménage !

30.8.07
Bohemian like you.
"Tu préfères quoi ? Genre Jet : "rHum rHum" ? Ou plutôt une intro à la Dandy Warhols like (you) : "You got a gret car, yeah what's wrong with it today ? I used to have one too, maybe I'll come and have a look" bla bla bla. J'ai une préférence pour les Dandy. So what do you do? Franchement c'est bidon. J'sais même pas quoi te dire que tu ne sache pas déjà. Pathétique. Ah, si, j'suis jalouse d'un certain connard qui part à New York. M'en fous, mon week-end sera méga cool, jtemmerde. Hey, Seb revient samedi d'ailleurs. Il a trouvé le moyen de se défiler pour samedi soir par contre. Ouai je sais, je t'en ai pas parlé, j'aurai dû t'inviter mais bon, vous deux dans la même pièce, j'ai pas trop envie de lessiver les flaques toute la soirée. Ouai, je sais, ma bannière est super moche, comparé à celle d'avant, les petits ventres de deux ados à la sexualité incertaine. J'vais le remettre, ou en trouver deux autres. Je sais pas si tu sais mais c'est has been, ici. Y'a rien de tendance. J'te mettrai bien des photos de mes formidables amis. C'est vrai qu'ils sont beaux, mais ils ont la facheuse manie d'être loin. Mais ça va, j'suis pas gothique, j'vais pas me scarifier pour autant. Si tu veux j'ai aussi des photos de mes chats, qui sont cons au possible, de ma soeur la profane ou bien encore des paroles de chanson bien cool (enfin, pas selon moi) que tu connais surement pas. "Everybody wants to fall in love... NOT ME!" (j'te jure, en anglais ça sonne vachement mieux). Après ça j'aurai épuisé mes réserves, j'serai obligée de parler de moi, de nous, et franchement y'en aurait des tonnes à dire. Mais bon. Tu sais, quoi... comme je suis..."
CC / RB / The Holiday / Toi / Elles / Sylvaiiiiiiiiiiiiin / Et des €
8.2.07
Le pire et le mieux.
Une vie haute en couleurs ces derniers temps, beaucoup trop de mouvement et de journées trop courtes qui passent trop vites. Une tête aussi un peu trop petite pour se souvenir de tout, de chaque regard échangé avec chaque personne un peu particulière. Des millions de fois je me suis dit qu’il fallait que je me souvienne d’un moment précis, parce que c’était intense, nouveau, ou tout simplement beau. J’en ai donc oublié la moitié, mais qu’importe, il y a quand même eu tout ça : Une semaine agitée à Montpellier, d’abord. Avec Virginie et Stef, et beaucoup trop de choses, beaucoup trop de nuits, de discussions. Une agréable rencontre qui aura duré quelques instants pour moi mais qui était un peu rêvée depuis longtemps. Les fous rires sur tout et n’importe quoi, je pense ne pas être la mieux placée pour raconter tout ça mais c’était juste ce que c’était. Et puis la mauvaise nouvelle est arrivée cette semaine-là. Beaucoup de larmes versées pour celle qui ne sera finalement jamais rien. Et pour ceux qui restent, aussi. Les jours suivant sont un peu floutés par ce que je pourrai appeler l’après-tout-ça. Des billets de trains pris à la va-vite parce qu’il le fallait. Et pas seulement pour le concert. Alors préparer mes bagages, y mettre beaucoup trop de fringues en sachant que je n’en porterai que la moitié, empaqueter les jolies choses pour être juste comme il faut. Et puis partir. Partir à la rencontre de mes racines. Des heures de trains avec paysages enneigés et la perspective des futures nuits endiablées qui font somnoler, histoire de prendre un peu d’avance. Et puis arriver, enfin. Le voir lui, inchangé. Prendre le métro, en appréciant les mouvements qui deviendront par la suite une vraie drogue. Métro, métro, métro. Revoir cette station là, celle que j’ai vue des millions de fois étant enfant, revoir ces marchants de légumes, le cinéma et le 181. La pente, celle qu’on a si souvent remontée le soir, les bras chargés de courses ou d’un peu n’importe quoi. Le Kennedy, les bâtiments, la grisaille, le PMU, le parc où je l’ai rencontré lui pour la première fois, l’espèce de piste cyclable, le petit carré d’herbe qui rappelle l’incident MrFreeze avec mon amoureux, le balcon et puis ma mamie. Les retrouver tous un par un, lui qui me taquine, qui se fout de la gueule de mon sac, de mon piercing, d’un peu tout ce qui fait que je suis un peu le vilain petit canard de la famille, comme celle qui s’est exilée un peu –trop- loin et qui est maintenant mariée à un écolo. Une journée soft le jeudi pour prendre des forces. Juste pour affronter les jours suivant. Vendredi 2 février, le jour où j’ai parlé avec Jared Leto. Y a t-il besoin d’épiloguer là dessus ? Je crois que non, en fait. Nuit chez Mr. B. et Roxyyyyy. A la question « peut on tomber amoureux d’un lapin » la réponse est « oui ». Et d’une personne croisée dans un rêve ? Journée à Paris, avec un peu tout le monde sauf moi, tout compte fait. Et puis retour à la case départ. Retrouvailles avec celle qui porte maintenant des converse et ne se coiffe plus vraiment régulièrement. Qui fume des roulées-main et qui marche vite dans le métro. Début de quelque chose que j’appellerai (pour ne choquer personne) « le marathon ». Une soirée inqualifiable, débutée (je vais citer les noms comme ça vous pourrez y aller) au Pub St Germain. Bouffe, boissons et cadre obtiennent un B+ (bon allez, A- parce que serveur gaucher et chiottes dorées), puis migration vers Les Furieux. Qui obtiennent un A+++. Rien que pour les verres à l’œil (combien de pichets ? 6 ? 7 ?), pour Alban (et sa langue) et pour la musique. Et puis, en vrac : « Il a l’air de quoi mon pote là bas ? » … « Mafia italienne, je n’en dirai pas plus » ; « Touches pas à ma nièce » et autres déboires sur la voie publique. Rentrées à 7h, porte d’Orléans chez elle. 2 baguettes et 6 croissants – ta gueule connasse. Un café infecte, des tartines beurre salé/confiture de fraise et quelques clopes plus tard, mini nuit et réveil en musique (de merde). Rangement, ménage parce que proprio qui arrive quelques minutes plus tard, douches express et direction BNF pour happy hours au Frog. The-new-grungie qui nous quitte pour une expo, les deux plus jeunes découvrent les joies du rugby, des paris sur le score final et du gain d’un pichet de bière… sifflé presque seule (et je vous emmerde ?), retour dans le métro plutôt agité (« putain, bouffe un chewing gum ! »), retour au point de départ, bouffe, concours de chant, chuchotements, quelques heures de sommeil et c’est reparti. Journée shopping, un manteau un pull de la sauce au poivre, retour maison point de rendez-vous, on fait quoi ? on va boire ? ok. Direction porte d’Orléans, again. Acid jazz à fond les ballons, make up, dress up, morceau de pizza et puis s’en vont. 1er essai, 1er echec : Le Kong = tenue correcte exigée. Quelques photos sur le pont, retour dans le métro. « Nous allons à St Michel, Ligne 4 direction porte d’Orléans, vous êtes des moutons, je vais casser la baraque, il y a de l’eau qui coule… » St Michel. On voulait boire, on a bouffé. Resto dégueulasse (au tango du chat, n’y allez pas), le serveur qui oublie de servir les pommes de terre en même temps que la raclette, une souris qui se ballade dans le resto… Bref. Direction le Who’s, (à St Michel, toujours, vous suivez ?), pub vide mais groupe de reprises pop-rock qui reprend dans quelques minutes. La meilleure bière que j’ai jamais bu de ma vie (à la myrtille !), des reprises intemporelles et un peu plus osées, dont « Meds ». Un espagnol qui vole la vedette au tout mimi petit chanteur le temps d’un morceau flamenco, la grande qui s’en va parce que boulot le lendemain… Juste nous et eux, et puis lui qui vient me remercier en personne, ses jolis yeux etou etou… Mais la vieille et son massage de fesses auront eu raison de nous. Pas l’heure du premier métro, qu’importe direction le Départ, deux cafés = 7,80€ (les enculéééééés), le mec de la sécurité qui nous fait l’animation, mais le vieux blédar aura lui aussi eu raison de nous. Direction maison, pas de « 2 baguettes et 6 croissants », trop froid, trop de fatigue. Et impossible de se coucher parce que la « coturne » est rentrée. Un yaourt, des clopes encore et à même le sol de la cuisine, et puis on capitule vers 6h30, direction le petit lit (3 personnes dans le même lit qui dorment en U, plus jamais). 3h plus tard le réveil sonne. Préparation hyper rapide (c’est à partir de ce moment là que j’ai cessé d’être une fille), rencontre rapide de sa coloc de merde et puis on décampe. RDV avec papaye à gare de l’est (même pas en retard pour une fois, putain !), McDo pour papaye (ça chaaaaange didonc), pause trop courte et puis hop, la grosse merde : on a oublié les clefs chez Tata. ARGH ! Allers-retours de merde entre partout et Porte d’Orléans, pas de connasse de coloc, pas moyen de rentrer, pas possible de récupérer les putes de clefs. La merde. Et puis finalement tout s’arrange vers 16h. On peut enfin aller se détendre (45 minutes chez pizza hut à draguer George, notre serveur attitré, c’est du repos ?) Retour à porte d’Or, récupération des clefs, 18h, notre course folle s’achève au Frog (une nouvelle fois, mais sans rugby), quelques quesidillas (pensées pour les lois de l’attraction) et cafés plus tard : retour au béton pour la dernière nuit. Visionnage du DVD du mariage de la grande, j’aurai tellement aimé y être (mais j’avoue que l’enterrement de vie de jeune fille c’était mieux klm). Lendemain matin : il neige bordel de merde. Bisous à tout le monde, périph et gare de Lyon (j’aurai au final emprunté toutes sortes de transports en une toute petite semaine de merde), dernières clopes, achat d’un livre à un très beau métisse, train. Sommeil, maison, manque et puis juste que je vous aime.
23.12.06
Random thoughts on Christmas day 2006




Andrew Largeman: You know that point in your life when you realize that the house that you grew up in isn't really your home anymore? All of the sudden even though you have some place where you can put your stuff that idea of home is gone.

Sam: I still feel at home in my house.

Andrew Largeman: You'll see when you move out it just sort of happens one day one day and it's just gone. And you can never get it back. It's like you get homesick for a place that doesn't exist. I mean it's like this rite of passage, you know. You won't have this feeling again until you create a new idea of home for yourself, you know, for you kids, for the family you start, it's like a cycle or something. I miss the idea of it. Maybe that's all family really is. A group of people who miss the same imaginary place.



13.11.06
Acte II

Après quelques heures de route, un 220km/h et une barrière bien trop proche à mon goût, quelques cafés dégueulasses sur des aires d’autoroute, une perte de carte bleue pour un surnommé Mireille, l’unique cassette écoutable (Beethoven) écoutée une bonne dizaine de fois, des étoiles par centaines dans le ciel et puis l’aurore qui les chasse peu à peu, d’innombrables péages,… Barcelone, nous voilà ! Beaucoup de mal à rejoindre le centre ville, d’abord. Les mecs se dirigent au feeling. Des « moi j’le sens bien à droite, là » qui fusent, et puis je pose enfin mes Stan Smith sur le continent espagnol (Stan Smiths que je peux d’ailleurs ENFIN porter sans les nouer à fond… Miracle !). Après un café à 0.90€ et un croissant avec du sucre dessus (bon, ça va, j’étais déjà au courant de leur folie du glaçage sur les viennoiseries…) on décolle enfin et notre (presque) joyeuse troupe met le cap vers le Parc Güell. Et là… Woah ! Vous savez, le truc là dans l’Auberge espagnole, les genres de bancs arrondis en mosaïque où Xavier embrasse fougueusement Anne-Sophie (…beurk), bah ce truc là. Alors on prend quelques photos, parce qu’on sait pertinemment qu’on n’y reviendra pas de si tôt, et puis y’aura un peu plus tard la séparation, Stef et moi qui allons boire un coca et un ice tea (pour la modique somme de 6,50€… saloperie de sites touristiques !), et puis la peur qu’ils repartent sans nous, et le stress de savoir si oui ou non on va pouvoir rentrer sur Montpellier le soir même… Mais bon, on fait Abstraction et on part pour de nouvelles aventures, cette fois ci direction la Place d’Espagne. Maaaaaagnifique fontaine, énormes bâtiments et haies taillées au carré, un joli soleil et du repos bien mérité sous le brumisateur géant… Trop beau souvenir, mais pas assez de force pour grimper là haut, hélas. Re-départ pour ailleurs, cette fois-ci vers une sorte de grande rue avec un marché artisanal (et un Burger King), peuplée de centaines de touristes (beaucoup de français, donc). On sent vraiment bien la fatigue qui monte, mais bon on est à Barcelone, putain ! Et puis arrive très vite l’heure du départ, le retour des rues chiantes où on se perd, et de leur sens de l’orientation au feeling plutôt foireux. La galère pour trouver de la « gasolina » (elles marchent à quoi les voitures en Espagne ?!) et on reprend la route en sens inverse. Petit détour par la Jonquière, avec un vent hallucinant dès la sortie de la voiture, et puis la France pointe le bout de son nez, enfin. Arrivée à Perpignan, au-revoirs rapides, un sandwich poulet-frites totalement dégueulasse, et le train pour Montpellier, enfin. Arriver épuisée chez moi, me pieuter et puis rêver de tout ça, de mon premier vrai road trip fait à l’arrache, et surtout du week-end suivant qui arrive à grands pas.

Vendredi 3 Novembre 2006, arrivée de Nork vers 11h et mise au point de notre plan d’attaque pour le lendemain. Organiser son anniversaire surprise, c’était presque aussi compliqué que d’organiser le nouvel an. Le truc le plus chiant c’aura été de garder le secret toutes ces semaines. Le vendredi, tout le monde le connaît, rien d’extraordinaire, et puis vient le samedi. Arrivée de Papaye à la même heure que Nork la veille, la retrouver enfin et la serrer dans mes bras… Les anniversaires surprise c’est toujours un peu égoïste, ça nous permet surtout de nous revoir donc c’est pas vraiment un vrai cadeau pour la personne qui fête son anniversaire… Bref, arrivée de Loiz et Wild un peu en retard, mais on avait une petite marge donc c’était jouable. Installation des énormes guirlandes lumineuses dans tout l’appart de Stef, des « bougies-flèches » et de toutes les décos, guirlandes papiers et dessins confectionnés PAR NOS SOINS un peu plus tôt dans l’après-midi. En passant un grand, grand merci à Wild pour les guirlandes, c’était féérique. Un merci aussi à Loiz pour les succulents Muffins. Un merci à Nork pour euh… l’histoire du nain ! Et merci merci merci à ma Papaye pour… Avoir ramené sa fraise à Montpellier ! Tous ces gens enfin réunis (avec moi, donc) direction la salle de bains pour se cacher en attendant que Stef rentre et trouve sa jolie surprise. Mais bon, Stef étant un gros boulet de temps en temps, elle n’ose d’abord pas rentrer (chez elle), et poirote donc devant la porte comme une c… en attendant qu’on veuille bien venir lui ouvrir… Nork se dévoue donc pour lui gueuler à maintes reprises que OUI TU PEUX RENTRER CONNASSE, SUIS LES FLECHES… Et puis elle rentrera enfin, sans comprendre le truc des flèches-bougies qui la guident vers la salle de bains… Boulet, j’vous dit ! Et puis vla la surprise, et puis les bisous, les câlins, les cadeaux, le film (ZOLTAN !), la motivation le soir pour aller déguster notre fondue… Et là c’est le drame ! Oui bon non, pas vraiment le drame (à part peut être quand notre voisin de table a fait tomber les boules de sa glace quand je lui ai dit de pencher l’assiette pour la prendre en photo… bref.) Un très bon repas, donc, et puis des shots offerts dans le bar d’à côté (hiii Vodka Malabar !), les plusieurs « c’est ma tournée ! » qui surgissent de nulle part, le concours du plus beau costume années 80 et puis Loiz et moi qui finissons dans le jury (#5 !), et qui gagnons des petits lots bien sympathiques, dont un string ROUGE offert à Stef ensuite. Et les deux phrases ZDPiennes cultes de la soirée : 1°/ « Mais c’est son fils euh !!! », 2°/ « Briaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!! ». Bref. 2h00, soirée disco terminée, direction le Rockstore. Le Rockstore qui s’avère bien vide pour un samedi soir, le DJ du Rockstore qui passe du NTM (non, je ne m’en suis toujours pas remise). Tout ça quoi. Et puis le taxi qui arrive en 5 minutes, le chauffeur sympa, le retour chez Stef, la minute gonflage de matelas, et puis la fatigue qui nous gagnera assez rapidement. Dimanche, 14h. Réveillée par Wild qui cherche ses chaussures (normal), et puis début d’activité des loques dans l’appart. Il y’aura ceux qui ont beaucoup de mal à se réveiller et qui appellent leur chérie quand même, malgré le fait qu’elles ne peuvent aligner que deux mots : « Gnnnnnnnnn dodo » (Papaye, je t’aime !), ceux qui se réveillent pour mieux se rendormir (« Elle met longtemps à se préparer Loiz ? Euh… Faudrait peut être la re-réveiller? »), les gens qui ont le visage tout boulu le matin (non non j’parle pas de moi), et puis celui qui est super bien réveillé (Wild, je te respecte), pour finir par celle dont on a fêté l’anniversaire et qui sent bien que dans quelques heures tout ça sera terminé, et qu’elle aura toujours ces fichus 21 ans à se traîner… la vie est pourrite. Difficile pourtant de tous nous motiver pour se préparer et emmener les deux parisiens à la gare, et puis finalement en y arrivant une blondasse (pardon) se rend compte qu’elle n’a pas un billet Montpellier-Paris mais un deuxième Paris-Montpellier dans sa petite pochette SNCF de merde. Qu’importe, ça nous laissera une heure de plus pour profiter d’elle, et ça c’est bien ! Et puis des milliards de photos aux poses toutes plus ridicules les unes que les autres, le départ de tout le monde. S’ensuivent des jours et des jours sous la couette chez Elle, à se commander des pizzas et à mater des dvd parce qu’après ça, qui aurait envie de pointer le nez dehors sans eux à ses côtés ?
7.11.06
Acte I

Une semaine qui (il me semble) a duré des années. Lumières, les années.

Vendredi 27 Octobre 2006. Veille du tant attendu concert de Panic ! at the Disco. Impossible de dormir, même en sachant que la prochaine fois que ma tête touchera un quelconque oreiller est prévue pour le dimanche suivant. Un nuit (courte donc) qui paraît interminable, un peu comme les veilles de départ en vacances quand on est tout petit et qu’on sait qu’on va se lever très tôt, mais qu’on pourra se rendormir dans la voiture avant d’arriver en pays inconnu et de passer de jolis moments dans de jolis endroits. Sauf que là, c’est pas vraiment des vacances, et c’est pas vraiment joli. Arrivée à Lyon le Samedi 28 Octobre vers midi. First impression of Mars : c’est laid, gris, froid et bizarre. Une galère monstre pour trouver quelque chose à manger dans des prix corrects, des saucisses frites partagées avec elle et puis direction le Nagazaki Kao Bang pour une après midi d’attente. Et puis la surprise en arrivant là-bas de voir déjà quelques personnes (EmoGroupies) qui attendent déjà… Tant pis, on est là pour eux et on savait déjà à quoi s’attendre niveau public bien avant d’y être. Quelques heures nous séparent donc de ce concert que j’attendais depuis des mois, et les minutes s’égrainent à une infinie lenteur. Quelques tentatives pour combler ce temps bien trop grand, on se (re)maquille, on improvise une session « Free Hugs » qui n’aura strictement aucun succès, même auprès des membres du groupe… En gros, on fait tout pour ne pas avoir à parler avec les filles qui attendent déjà devant la salle. Et puis, il y’aura le passage rapide d’un Ryan pas rasé, très maigre mais très agréable à regarder malgré tout, et d’un Spencer qui ressemble vraiment à Keane. Quelques minutes avant d’entrer dans la (mini) salle, rencontre de 3 filles (deux qui portent des diadèmes et une qui euh… ne porte pas de diadème) qui nous proposent de dormir chez elles après le concert vu que notre train pour rentrer sur Montpellier n’est pas prévu avant le lendemain midi. On accepte gentiment puisque de toute façon on n’a prévu aucun plan B (et même pas de plan A, en fait). Début du concert super tôt. Même pas 19h30, je crois. Avec deux premières parties. Fickle, un groupe français qui vaut le coup en live, mais j’avoue ne pas trop avoir accroché aux versions studios disponibles sur leur myspace. Pourtant, ils nous mettent dans l’ambiance assez facilement. Et ils avaient l’air super sympa ce qui ne leur enlève rien. Deuxième première partie : The Sounds (qu’on avait vu passer à plusieurs reprises dans l’après midi devant la salle. Des chansons super rock, une chanteuse qui sort un peu de l’ordinaire. Proche de la quarantaine, super bien conservée et qui se déhanche dans des positions plutôt explicites. Des riffs entraînants et une setlist pas trop trop longue pour une fois. Et puis l’attente d’après première partie. Quand on sait que les ingénieurs du son prennent leur temps pour être sûr que le concert ne dure pas qu’une heure. Et le Roadie qui distribue des bouteilles (même après s’être à moitié fait cracher dessus et s’être fait hurler dessus par une hystérique… bref.) Et puis ils entrent enfin en scène. Je n’ai pas vu beaucoup de groupes sur scène, mais ça a souvent été des groupes que je rêvais de voir depuis des mois voire des années. Muse, Placebo, Indochine… Tous ont été spectaculaires du fait que ce sont des groupes cultes pour moi. Pourtant, quand Panic ! est entré en scène, j’ai été subjuguée. Mais vraiment. Du genre la bouche ouverte, mâchoire pendante devant Ryan Ross pendant quelques dizaines de secondes. Du genre je ne pouvais même plus bouger, ou chanter ou faire autre chose que le (les) regarder. J’ai eu la chanson pour laquelle j’aurai payé même si je ne connaissais aucune autre chanson d’eux (ce qui n’était pas le cas) : Lying is the most fun a girl can have without taking her clothes off. Trois minutes trente d’intense bonheur. Une setlist peu surprenante : tout l’album sans aucune exception (12 chansons, donc), et puis deux covers : Karma police de Radiohead, et Tonight tonight des Smash. Un concert qui n’a pas l’air extraordinaire raconté comme ça, mais qui l’était. Vraiment. Sortie de la salle, donc. Les jambes, bras, et tout ce qui est possiblement et humainement endolorable (?) l’était. Aucune envie de m’offrir un tee-shirt, beaucoup trop d’Emo le font déjà. J’achèterai le miens ailleurs ou me le ferai faire. Repos bien mérité sur les marches du Nagazaki Kao Bang, avant la séance d’autographes qui s’est plus ou moins bien déroulée. Quelques mots balancés à Brendon pendant qu’il signe. « The show was awesome ». Un merci et puis s’en va. Et puis une des filles qui parle à Ryan, et lui qui lui répond « I can’t understand your accent, I’m sorry ». Mouahahaha. Ca nous aura au moins permis d’entendre sa voix autrement que derrière celle de Brendon sur des Agaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnn interminables. Et puis DiadèmeGirl, la blonde, qui fait signer Jon et Ryan sur son sac E[L]mo alors qu’elle aime même pas Panic! , pfff. Bref. Fin du des dédicaces, ils retournent dans leur maudit tourbus de merde et nous on va boire un verre (qu’on ne boira finalement pas parce que pas soif, en fait). Discussion avec une des Diadème girl, une EmoFan et une fille à peu près normale qui ELLE a prévu une nuit d’hôtel… Et puis s’ensuit une looooongue série de « haaaan ils sont sortis… han putain c’est Ryan ? Mais ils sont pd de toute façon… Hiiii Morissey ! » (variante : plein de noms que Stef et moi ne connaissons pas, et à vrai dire on n’a pas du tout eu envie de les connaître à ce moment précis de la soirée.) Et puis, DiadèmeGirl qui veut rentrer chez elle, parce que froid et fatigue. Alors on passe devant le TourBus, et là c’est le drame. Stef qui EVIDEMMENT regarde à travers les 2cm² non teintés du Tourbus, et qui aperçoit Ryan. S’ensuivent quelques mètres de marche avec DiadèmeGirl et Emofan qui tracent devant, et puis nous deux derrière, et nos lamentations. Et le sentiment qu’on fait l’erreur de notre vie en s’éloignant de ce putain de Tourbus, parce qu’évidemment si on part ils vont sortir, et si on reste ils sortiront peut être pas mais au moins on n’aura pas à nous haïr pour être parties. C’est donc là que mon légendaire talent de menteuse me servira le plus : je prétexte que la personne qu’on a cherché pendant le concert (personne qu’on a connu sur un forum français moche de Panic !) (et en disant « cherché » j’entends « essayé de trouver en faisant passer une feuille avec écrit le pseudo du mec suivi d’un « suis les cheveux roses » (les miens, donc) »). Donc je prétexte que ce même mec nous a finalement téléphoné, et qu’il nous attend au bar du Nagazaki Kao Bang, donc qu’on va y retourner pour finir la soirée avec lui, vu qu’on l’a loupé au concert. Hin hin. Retour dans le froid qui commence à être… vraiment froid. Le tourbus est toujours là. Ô gloire, ô volupté ! Et puis Spencer qui sort téléphoner, et le Roadie (celui qui était à gauche de la scène, près de Ryan, et qui se foutait ouvertement de la gueule des groupies hystériques avec lui. Mouahaha. Ryaaaan je t’aimeuuuuhhh). Oui donc le Roadie qui nous passe devant et qui me demande si le bar du Nagazaki est séparé ou non de la salle de concert. Et puis les regrets qui viennent ensuite. J’aurai du lui parler putain, j’aurai trop du. Il était trop cool avec ses tatouages d’Orange mécanique et de Freddy ! Bref, nous deux sur la terrasse du bar, fixant un tourbus entièrement teinté, se ridiculisant bien, donc. Et puis le bus qui part, enfin. Et les coucous qu’on adresse à un peu personne et tout le monde, et les « maiiiis euuuuuh » qui viennent ensuite. Et puis, et puis… Le début de la fin. Le bar qui, vu qu’on changeait d’heure le même soir, ne ferme pas à 4h mais à 3h, la galère pour trouver de quoi bouffer (petitcasino24h/24 we love you). And then, la ballade dans Lyon, le quartier des putes, les jeunes bizarres, les gens bizarres tout court. Et puis, nos 60 secondes de sommeil multiplié par 3641. L’attente dans le froid devant la bouche du métro, et puis 5h00, enfin. Ouverture de ce dernier, chaleur dans la station, et puis quelques secondes de sommeil supplémentaire dans le métro. Réussir à changer ce foutu billet de train. 7h00 c’est toujours mieux que 12h00, hein. Bref, encore un petit peu de comatage, le retard du train et puis quelques petites heures de sommeil dans le train plus tard, arrivée à Montpellier. Joli temps, mais difficultés à se réveiller vraiment. Arrivée chez moi, impossible de dormir. Et plus je tarde, pire c’est puisque l’aprem même, obligation de préparer un exposé à l’arrache pour le lendemain matin 8h00. Difficile de redescendre sur terre. Difficile d’oublier ce week-end. Pourtant, il suffira de trouver « pire » pour nous faire oublier ça. Mardi 31 Octobre 2006. On avait décidé d’aller au Rockstore pour Halloween, puisque c’était la seule soirée gratuite et qui avait l’air cool. Cours tout l’aprem (je suis même allée en cours avec Stef…). 19h, direction chez elle pour se préparer, sachant qu’on n’avait aucun déguisement de prévu. Moi donc, qui décide de me déguiser d’abord en Ryan Ross, pour finir en Groupie de Ryan Ross (tellement mieux…) et puis Stef, qui s’improvise Dieu pour la soirée, et qui elle terminera en chat. Direction le resto Jap’ qu’elle attend depuis des semaines. Attente interminable et salle non fumeur, faut le vouloir ! Pas de vrai repas le midi (le coca, ça compte ?), et après avoir longuement envisagé d’aller chercher un Kebab, les soupes, salades, riz, makis et autres brochettes arrivent enfin. On expédie ça en 3 minutes, on paye et part à la recherche d’un dessert. Comme d’hab, pas de pot. On trouve un glacier qui fait des méga glaces au Nutella, mais qui ferme évidemment 3 minutes plus tard. Donc direction un bar quelconque sur la Comédie où on rencontre la jolie Margaux avec qui j’ai fait mon exposé la veille. Petite gaufre (au Nutella, pour se consoler) et son mini récit de ses concerts/festivals de l’été, puis nous partons pour le Rockstore. On croise des gens qui font des bolas enflammées, et plein de déguisement marrants. Mais les nôtres sont mieux. Ah ah. Arrivées au Rockstore vers 23h30, peu de monde encore mais la diffusion sur écran géant de l’Exorciste hihihi. Même pas peur de la madame toute verte qui vomit et qui dit des trucs de sex sur Jesus ! On tente la Vodka tagada qui est bien trop sucrée pour moi, et puis les chansons s’enchaînent. Beaucoup beaucoup (trop ?) de monde au Rockstore, mais trop agréable de détailler tous les déguisements (et de regarder le sosie de Jon Walker qui danse (seul d’abord, avec sa conquête de la soirée ensuite) parmi la foule. Peu de lourdeaux et c’est pas plus mal, les planches de la scène qui ondulent d’une vingtaine de centimètres à chaque mouvement de la foule, ce qui nous évite d’avoir à danser nous même, le poids des autres le fait pour nous. Pas grand chose à dire sur le Rockstore, en fait. Soirée plutôt fun et agréable. Fermeture vers 4h40, direction l’arrêt de tram, sachant que le service ne démarre que deux heures plus tard. Et puis, un mec avec beaucoup beaucoup de cheveux vient vers moi et me dit « ah tiens, t’étais au Rockstore tout à l’heure, toi ! ». On discute 2, 3 minutes et puis lui et son pote mentionnent le fait qu’ils vont à Barcelone pour finir la soirée (nuit, matinée et journée) puisqu’ils n’ont pas pu rentrer au Rockstore. Dans ma tête ça ne fait qu’un tour, et puis je ne sais même plus comment, on arrive à s’incruster dans leur voiture, et nous voilà parties vers Barcelone le Mercredi 1e Novembr à 5h du matin avec deux mecs inconnus qui ont fumé et bu on-ne-saura-jamais-quoi, et pas dormi de la nuit non plus.

[...]

4.9.06
Et voilà, j'y suis. Après des mois de mouvement, de cartons, de changements de programme. J'y suis. Pas eu le temps une minute de réaliser que j'étais partie, pas eu le temps de regretter tout ce que j'avais quitté. Mais maintenant que la pression retombe, j'y pense. Je pense à elle, Mag. A ces 5 années passées auprès d'elle. Aux quelques autres passées avec Claire, et aux quelques mois partagés avec Aurélien. Voir cet appartement vide, celui dans lequel il s'est passé tant de choses, et eux trois avec moi. Mon passé et mon futur symbolisés par 3 personnes, putain. Empoigner les pinceaux, balais, aspirateurs et autres bouteilles de white spirit (!) et effacer les signes du temps et de la vie passée là-bas. Et puis les dernières soirées. Et la dernière journée (voir photo ci-contre) où ils m'ont presque forcée à arpenter la ville habillée comme ça. Les rires, le dernier verre au Virgin Café. Putain, mon dernier verre à Nice aura été pour le Virgin Café. Et puis le temps qui presse, alors retour chez lui pour prendre mes dernières affaires, et mes dernières bouffées d'air dans cet appart qui fut le mien l'espace de quelques jours. Ce dernier trajet fait tant de fois pour aller chercher Stef. Parce que même si je le refesais demain, ça ne serait jamais pareil. Alors en profiter. Les derniers mètres avec Mag, qui furent très certainement les plus pénibles. Et puis ce quai de gare. Ce foutu maudit quai de gare et ce train. Ses larmes qui coulent, et les mots qui suivent qui vont droit au coeur. Monter dans ce train qui part trop vite, et lui qui court après avec son mouchoir blanc. Haha. Terrible. Le siège cassé, les gens qui ronflent, les gamines chiantes, Snow dans mes oreilles et les yeux qui s'humectent. Hum. Et puis une nuit rapide chez Elle, un car le lendemain, et découvrir mon nouveau chez-moi par intermittence. Déballages de cartons et autres séjours à l'hopital. Jusque là, pas une nuit de sommeil de plus de 6 heures. Et puis souffler, enfin. Prendre ce putain de car et faire ce trajet que je connaitrai par coeur dans quelques mois (cf: l'auberge espagnole). Montpellier, enfin. Pour une semaine de presque total repos avec Elle. Des nuits plus longues que les jours, des courses vraiment pas raisonnables, des films et séries (Scruuuuuubs!!!) et cette putain de soirée de samedi. Commencée par une (fin de) raclette arrosée d'une demi Despé, Lost pour elle et Mag au téléphone pour moi. Et un tram qu'on n'arrivera décidément pas à prendre avant 22h30. Début de nuit prometteur: une voiture au milieu de la rame du tram, donc fin de parcours à pieds. Séparation et aucun distributeur décidé à nous donner des sous. Donc une dizaine d'euros en poche, et l'envie de s'éclater dans le ventre, parce que journée passée à dormir (bah quoi?). Direction le Rockstore, donc, et les souvenirs de The Servant en voyant cette grande salle vide et la scène scintiller à la lumière des strombis. Une heure passée et toujours personne, puis la foule qui arrive (tous en même temps, trop synchros les gens). Et la setlist qui fait un peu oublier les complexes, se lever enfin et pseudo-danser sur ce qu'on connait. Placebo par deux fois, Muse et le reste. Et puis l'appercevoir au milieu des lourdeaux (ah ça on a donné, avec les mecs super lourds). Le mec d'Indochine, et de Placebo x 2. Reconnu grâce à sa jupe, et lui qui fait *tilt* et me demande "c'est pas toi qui aime Nine Inch Nails?!". Héhé. Bonne mémoire, mec! Echange d'emails, promesse de se tenir au courant pour les prochaines sorties et surtout d'aller boire un verre ensemble. Sortir du Rockstore vers 4h40, parce que le DJ a décidé que la techno, c'est mieux que le reste. Alors aller voir les horaires du premier tram, même si quasi certitude que le premier passe vers 6h00. Mais non, premier tram à 7h05, dimanche oblige. Partir donc à la recherche d'un café ouvert (oui, oui, on a de l'espoir) et puis rencontre du premier Olivier de la matinée. Qui nous suivra jusqu'au parvis du Rockstore, qu'on trouvera evidemment fermé (c'était écrit ouvert jusqu'à 6h les mecs, vous craignez). Olivier donc, et ses histoires de "TeStos", de sa copine en boite et des soirées à Occitanie avec beuh et shit. Et puis Marc et Loïc, la voiture qui va leur tomber dessus, la clope trop petite et le caniveau bien plus confortable que les escaliers selon eux. Se décider enfin à repartir à la recherche d'un café ouvert vers 6h00, puis rencontre de Tico et ses amis (le deuxième Olivier, le RMIste et le blond allemand (L)) et puis tout le reste, les yeux, le café/croissant qu'il essaye de négocier, le mal de tête et les questions à la con. Et après un deuxième petit dej' près de mon futur chez moi et un troisième chez elle, retour chez ma mère pour une autre semaine. Et puis après, ça sera chez moi. Ca sera la fac et ça sera... ?
7.5.06
Carve your names into my arm.

Un condensé de vie. 3 mois quasiment jour pour jour que ça grouille, et que je me dépatouille avec tout ça. Une remontée volcanique hier soir, retour en arrière de deux ans. Eux. Juste là. Ne pas me sentir étrangère, pour une fois. Et puis, les cousins, ici avec moi. L’union qui fait la force, mais aussi la faiblesse quand certains maillons sont défaillants. Nous. La tendresse qui manque tant. Notre fratrie, nos conneries. L’envie d’encore, de toujours. La peur de perdre. Mais en même temps, si perte il y’a, l’envie inavouée de les suivre, là bas. Ici c’est joli, mais ça ne le reste jamais très longtemps. Un appât du bonheur, en quelques sortes. Il y’a eu eux, donc. Les deux sœurs, la mienne et l’intrus. Ses mains, ses reins et ses cheveux bruns. Ses yeux plissés de gamin et sa peau de perle. Ses manies, ses « ma gueule », ses « merde ». Elle, ses cheveux blond-paille, son rire gai et communicatif, ses yeux d’un bleu envoûtant. Ses larmes, sa douceur et ses « Hapi Ourz ». Et puis l’autre Elle. Ses longs cheveux bruns et or, ses yeux bridés et ses tirages de gueule intempestifs. Son habituelle moue boudeuse et ses isolements. Ses « je pense », « tu m’fais fumer ». Ses vêtements, sacs, maquillages de pouf. Son mal être, les regards noirs jetés à sa mère, les rares moments de douceur, entremêlés de haine. Mes envie de lui ouvrir les yeux, mais aucuns arguments n’auraient été à la hauteur. Alors mes silences. Elle, la mienne. Ses lunettes de mouche, le malin plaisir qu’elle prend à le coller lui. Ses sentiments inavoués, puis un peu plus par la suite. Ses coups de gueule, ses fous rires qui sonnent faux. La voir sans ses bouquins. Elle, seule non fumeuse contre 7 pourris. Sa nouvelle coupe de cheveux faite par moi, les larmes d’abord, la discussion ensuite, puis enfin elle qui admet que c’est pas trop mal, finalement. Elle, ensuite. Ses « Jérôme ». Ses maladresses face aux siennes, d’Elles. Ses yeux gris, sa manière de fumer des cigarettes trop courtes. Ses conneries en pleine rue. Ses médicaments qui la rendent euphoriques. Et puis Elle, enfin. Voir clairement qu’elle en a ras le bol. La petite boite de pilules vertes au creux de sa main. L’indignation. Je n’sais pas bien, mais elle n’a pas vécu ça de la même manière que nous tous, je pense. Les volets fermés, étendus sur le lit. Las de tout. Du bruit, des voix, du mouvement, des pensées. Entrelacés, et ne jamais vouloir briser cette étreinte, entendre la plainte d’un animal blessé là ou il n’y en a pas. Mes doigts entre ses vertèbres, le triangle des bermudes. Nez à nez, cœur à cœur. Veille du départ. Maison paisible, à l’heure où on change de jour. Unis par le front, les pensées divaguent et se mettent en musique. Il me chante ses désirs, ceux qu’on a toutes voulu éviter, depuis le début. Ses arguments, eux, tiennent la route. Faire mon boulot, sans moi même trop y croire. L’apologie du bien, du beau, des merveilles. Il ne m’entend pas. Je comprends, sans juger. Deux heures trente. Des paroles à peine drainées et enfilées sur un fil de pêche. Un joli bracelet de vie, de sa vie. On fait une boucle, un nœud, et on jette ce bracelet à la mer. Il ne sera jamais retrouvé, la nuit l’a déjà ensevelit. Il s’endort enfin, épuisé, les yeux humides et la main posée sur ma joue. A bout de souffle, de nerfs. Trois heures trente. Les yeux fermés, le nez perdu dans ses cheveux. Pensées qui vagabondent au gré des respirations plus ou moins rapides. Vouloir la solution miracle. Lui redonner goût à tout ça, toute cette mascarade à laquelle on joue. Tous. Et puis plus rien. Deux heures et demi plus tard. Lumière faible et incertaine. Mon bras coincé sous ses côtes, je m’extrait de la bulle aussi doucement que possible. La capitale m’attend. Avoir un contact aussi rapproché avec la mort, d’abord la voir dans ses yeux puis la voir dans ma tête. Scènes apocalyptiques, la fin du monde, non même pas, juste la fin de moi. Pour que finalement ce ne soit qu’un début de nous. L’australienne, d’abord. Qui va au même endroit que moi. Un sourire vissé sur ses lèvres, 45 minutes sans ciller. Et puis eux, et tout qui s’enchaîne si vite. L’impression que le temps file à la vitesse de l’éclair, alors que ça ne faisait que quelques jours que nos peaux s’étaient séparées. La joie de le revoir, parce que quoi qu’on en dise, c’est bien plus qu’agréable. Transposition de souvenirs enfouis, et d’un moment bien présent. Regarder, regarder et regarder encore, et avoir l’impression de devoir me coller à eux pour ne pas avoir l’impression qu’un canyon nous sépare. L’impression bizarre que si je ne les retiens pas, ils partiront eux aussi, comme il a très bien su le faire. Elle, ses cheveux raccourcis de quelques centimètres, ses jolies mains toutes menues, son haut rayé, ses joues rosées quand sur le balcon on se retrouve juste nous, le froid contre la peau nue par endroits. Les petites gouttes qu’on aime tant diluer à notre sang pour trouver le courage de la faire taire, elle. Les envies de lui gueuler que c’est elle, la plus jolie de toutes. La fatigue dans le corps et l’esprit vide, assise dans le coin du canapé, je la regarde elle. Juste elle, ses mouvements, ses courbes, ses gestes. Ça me berce, m’apaise, en quelques sortes. Voir une petite tête blonde, ébouriffée et un large sourire gesticuler de part et d’autre de l’appartement. Son œuvre, son cadeau pour elle c’était ça. Nous. Ce n’était pas un cadeau d’anniversaire destiné à une seule personne. Ce cadeau on en a tous profité, et pour ça, c’est à elle que revient le merci. Elle et ses mails digne d’un GO du Club Med. Elle et sa petite voix que j’aime tant. Dans sa chambre des dessins, qui paraissent sortir tout droit du mur, comme des fantômes. Des visages, beaucoup de visages. Ça paraît presque irréel, au milieu de ces photos. Le condensé de sa vie. C’était tellement joli à voir. La voir aussi, regarder l’objet de toute cette soirée, de tous ces gens réunis, avec les yeux qui pétillent, c’est comme ça que j’aime la voir. Même avec la fatigue, les coups de gueule, elle est si jolie quand elle la regarde. Quand elle regarde une fleur qui s’épanouit, les pétales qui grandissent à mesure des années qui passent. Les attitudes qui deviennent de plus en plus féminines, les réflexions d’adultes, tout en gardant l’innocence d’une petite fille. Les voir sourire, elles trois, c’était suffisant pour me faire sourire le cœur. Et puis tout s’enchaîne très vite. Les départs, les larmes qui ne se retiennent plus, les au-revoirs au goût d’adieux, avec eux tous. Ceux que je quitte, ceux qui me quittent, ceux qui ne sont pas encore là, ceux qui pourraient l’être mais qui, par manque de je ne sais même pas quoi, se font absent. Tous ces gens-là. Vous. Il ne me manque que vous pour pouvoir dire « je vis ».

[Et merci à tous les autres.]

26.3.06
Mais c’est quoi ce bordel avec l’amour ? Comment ça se fait qu’on devienne dingue à ce point ? T’imagine le temps qu’on passe à se prendre la tête là-dessus ? Quand t’es seul, tu te plains, est-ce que je vais trouver quelqu’un ? Quand t’as quelqu’un, est-ce que c’est la bonne, est-ce que je l’aime vraiment, et est-ce qu’elle m’aime autant que moi je l’aime ? Est-ce qu’on peut aimer plusieurs personnes dans sa vie ? Pourquoi on se sépare ? Est-ce qu’on peut réparer les choses, quand on sent que ça part en couille ? Toutes ces questions à la con qu’on se pose tout le temps ! Pourtant on peut pas dire qu’on n’y connaît rien, on est préparé, quand même. On lit des histoires d’amour, on lit des contes, on lit des romans d’amour, on voit des films d’amour, l’amour l’amour l’amour !