10.3.08
Boys do cry



Ca virevolte, ça tournoie et ça chatouille le bout du nez.


Le train s'échappe, toujours et encore trop tôt. L'impression est floue, presque irréelle. Les vagues, l'écume, tout semble beaucoup trop bleuté pour être là. Étonnamment, le trajet ne sera pas solitaire, pas retardé, il ne s'allongera pas à la vue des kilomètres parcourus. Parfait. Arrivées dans cette gare si souvent la transition entre deux wagons, mais qui sera dépassée par deux fois en une grosse semaine. Ou deux petites semaines, c'est comme tu veux. C'est DPAM. La cigarette se savoure difficilement, à moitié emportée par le mistral, alors allons nous réchauffer sur un quai. Allons nous échauffer la voix sur... la voie. Ma préférée arrivera sans retard aucun (fabuleux), alors que... Alors que quoi ? On descendra ces dizaines de marches pour la deuxième fois, quelques mots de rappeurs marseillais dans la bouche qui disaient qu'on était "chaudes comme Marseille". Après, j'étais bien heureuse d'avoir fait du repérage pour le Virgin, où nous retirâmes (gnn?) la place de "la petite" sans encombre aucune (important, SANS encombre). Y'avait même une dédicace de Diam's pour elle, si c'est pas abusé. Alors pour te dire, on a vite tracé au Monoprix du coin acheter 3 merdes (d'ailleurs ils donnent encore des sacs en plastique là bas, si c'est pas dément!) et puis le métro à 1,70€. Jusque là toujours normal. Nous sommes maintenant tout près du Dôme, avec ceux qu'on appellera les Sperm donneur/receveur pour protéger leur anonymat. S'ensuivent un tas de choses qui font successivement plaisir, froid partout, doux dedans et mal dehors. Des "je cherche une personne de taille petite habillée en noir et susceptible de porter des Docs" aux "Raaaph" en passant par la non-foule à 18h et la non-fouille à 19h, j'ai envie de dire que c'était toujours sans encombre. Mais MERDE, où sont donc passées les encombres ? Dedans c'était bien, après avoir tracé un 1000m haie pour arriver dans la fosse au deuzième rang (et bah ouai, t'as qu'à avoir deux filles qui sont en mesure de se faxer dans ton entourage, connard.) Là comme ça ça parait calme mais en fait... Ca l'était. Tout le monde était super respectueux des grands parents, on essayait de pas se marcher sur les pieds, on n'a même pas hué 65daysofstatic, un public modèle. Et puis en quelques secondes, du bleu et du rose, exactement comme je m'imaginais les Cure. Y'a tellement de jeux de mots à faire sur le nom du groupe que j'arrive même pas à en choisir une pour la mettre en titre, c'est pour dire. Ces quelques émotions du début passées, on (par on j'entends moi) a quand même un peu de mal à réaliser que ce nabot maquillé comme une gamine de 4 ans qui va au carnaval for the first time est une rockstar internationale, treillis compris. Je ne me moque pas, Bobby. Je fus agréablement surprise de ma culture Curienne, la moitié était acquise, l'autre moitié découverte avec émerveillement, j'vous baise les gars. Et puis à voir les miroitements dans leurs yeux, pas ceux des strombis, ceux qui font bien sentir que putainputainputain, c'était suffisant. Bon évidemment il a fallut que le spaghetti qui me sert de sœur se tape un malaise pour que j'aille enfumer l'infirmerie avec mon odeur de pieds qui ne sont pas sortis des docs depuis maintenant trop de temps. Et puis un peu aussi pour voir ce que ça donnait vu de derrière (tiens, j'vais peut-être sortir un bouquin intitulé "les Cure vus du fond"). Mais y'avait rien à faire, c'était toujours aussi magique. Alors ça m'a gonflé, le concert s'est terminé après quarante douze rappels, j'étais blasée d'avoir été si facilement conquise par Oncle Fétide et Simone de Beauvoir, alors j'ai fait un câlin à Raph. En plaçant ici d'autres câlins, une discussion ultra constructive avec ma supérieure hiérarchique du boulot [vous avez le numéro de monop? non? moi non plus.], un tee shirt trouvé par Fabri-vieux alias Mr Sperm Donneur (tu suis?), vous aurez une vue globale de l'after show. Remarque inutile #1, ça fait du bien un concert "normal", un concert d'où on ne ressort pas complètement détraqué, chamboulé et en larmes. Bon après, histoire de briser complètement la magie, on a bouffé du Quick et on a écouté Indo. Arrivés chez les Spermeux (heureusement que personne ne lit ce putain de blog, j'ai honte), la visite guidée s'impose. Entre collection de pommes et moumoute, choses zébrées et salle de bains rouge, lit à baldaquins et guitar hero, au milieu de tout ça, Valérie Damidot ferait mieux d'aller s'acheter un kit de scrapbooking ou de se mettre au tricot. Après une nuit agitée... Quoique non elle était juste beaucoup trop courte, comme toutes celles qui suivront, la tuture Indochinisée nous portera jusqu'au bus, et après promesse de se revoir pour quelques essayages et photos en col roulé, nous trois priment le putain de car pour rejoindre Marseille (à la biengue, tu comprendras si tu lis ceci jusqu'à la fin). Dans le car, toutes euphorisées par le charme de Bobby la veille, nous retraçons cette soirée dont tu ne connais même pas le dixième, quand une grosse pute nous demande de parler moins fort. Alors à cette grosse pute, je dis publiquement et officiellement "Meurs GROSSE PUTE" parce qu'en vrai j'aurai pas trop osé, mais elle le méritait bien. Sinon la gare de Marseille St Charles on commence à bien la gérer, les rencontres aussi apparemment : quel hasard de retrouver le couple (de garçons) de la veille, de choper au passage un petit niçois tout sympathique et de discuter le bout de gras avec The Raph et son copinou pendant la clope d'avant train. Clope qui, en reconsidérant ce retour, aurait dû être beaucoup, beaucoup plus savourée. Quelques calins, quelques bisous qui en fait cachaient une grosse envie de vite la revoir, de nous retrouver pour tellement plus de dépassement de normalité. Je t'aime connasse. Ceci étant dit, on avait soi disant 1h à passer avec lui, mais on a travaillé plus pour gagner plus alors ça a été le double. Viva SNCF Volume 1. On se quitte finalement, beaucoup trop tard à mon goût car ouais je suis déjà bien en retard pour aller bosser mais bon... "Une heure, c'est gérable". On arrivera à Nice avec encombre et plus de 3h de retard. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour aller bosser, et au final on s'en fout. La nuit suivante a été un pur délice, une fois de plus très courte mais agitée de rêves type clip de Lullaby. Bobby, t'abuse. Les jours d'après étaient dédiés à "reprenons nos esprits". Ce n'est toujours pas le cas à l'heure où j'écris tout ça mais après tout... Vous avez la carte de fidélité ?
1 Comments:
Blogger Zys. said...
Non mais t'es chiante avec tes posts qui font à chaque fois pleurer et hurler de rire en même temps >.<