Après quelques heures de route, un 220km/h et une barrière bien trop proche à mon goût, quelques cafés dégueulasses sur des aires d’autoroute, une perte de carte bleue pour un surnommé Mireille, l’unique cassette écoutable (Beethoven) écoutée une bonne dizaine de fois, des étoiles par centaines dans le ciel et puis l’aurore qui les chasse peu à peu, d’innombrables péages,… Barcelone, nous voilà ! Beaucoup de mal à rejoindre le centre ville, d’abord. Les mecs se dirigent au feeling. Des « moi j’le sens bien à droite, là » qui fusent, et puis je pose enfin mes Stan Smith sur le continent espagnol (Stan Smiths que je peux d’ailleurs ENFIN porter sans les nouer à fond… Miracle !). Après un café à 0.90€ et un croissant avec du sucre dessus (bon, ça va, j’étais déjà au courant de leur folie du glaçage sur les viennoiseries…) on décolle enfin et notre (presque) joyeuse troupe met le cap vers le Parc Güell. Et là… Woah ! Vous savez, le truc là dans l’Auberge espagnole, les genres de bancs arrondis en mosaïque où Xavier embrasse fougueusement Anne-Sophie (…beurk), bah ce truc là. Alors on prend quelques photos, parce qu’on sait pertinemment qu’on n’y reviendra pas de si tôt, et puis y’aura un peu plus tard la séparation, Stef et moi qui allons boire un coca et un ice tea (pour la modique somme de 6,50€… saloperie de sites touristiques !), et puis la peur qu’ils repartent sans nous, et le stress de savoir si oui ou non on va pouvoir rentrer sur Montpellier le soir même… Mais bon, on fait Abstraction et on part pour de nouvelles aventures, cette fois ci direction la Place d’Espagne. Maaaaaagnifique fontaine, énormes bâtiments et haies taillées au carré, un joli soleil et du repos bien mérité sous le brumisateur géant… Trop beau souvenir, mais pas assez de force pour grimper là haut, hélas. Re-départ pour ailleurs, cette fois-ci vers une sorte de grande rue avec un marché artisanal (et un Burger King), peuplée de centaines de touristes (beaucoup de français, donc). On sent vraiment bien la fatigue qui monte, mais bon on est à Barcelone, putain ! Et puis arrive très vite l’heure du départ, le retour des rues chiantes où on se perd, et de leur sens de l’orientation au feeling plutôt foireux. La galère pour trouver de la « gasolina » (elles marchent à quoi les voitures en Espagne ?!) et on reprend la route en sens inverse. Petit détour par la Jonquière, avec un vent hallucinant dès la sortie de la voiture, et puis la France pointe le bout de son nez, enfin. Arrivée à Perpignan, au-revoirs rapides, un sandwich poulet-frites totalement dégueulasse, et le train pour Montpellier, enfin. Arriver épuisée chez moi, me pieuter et puis rêver de tout ça, de mon premier vrai road trip fait à l’arrache, et surtout du week-end suivant qui arrive à grands pas.
Vendredi 3 Novembre 2006, arrivée de Nork vers 11h et mise au point de notre plan d’attaque pour le lendemain. Organiser son anniversaire surprise, c’était presque aussi compliqué que d’organiser le nouvel an. Le truc le plus chiant c’aura été de garder le secret toutes ces semaines. Le vendredi, tout le monde le connaît, rien d’extraordinaire, et puis vient le samedi. Arrivée de Papaye à la même heure que Nork la veille, la retrouver enfin et la serrer dans mes bras… Les anniversaires surprise c’est toujours un peu égoïste, ça nous permet surtout de nous revoir donc c’est pas vraiment un vrai cadeau pour la personne qui fête son anniversaire… Bref, arrivée de Loiz et Wild un peu en retard, mais on avait une petite marge donc c’était jouable. Installation des énormes guirlandes lumineuses dans tout l’appart de Stef, des « bougies-flèches » et de toutes les décos, guirlandes papiers et dessins confectionnés PAR NOS SOINS un peu plus tôt dans l’après-midi. En passant un grand, grand merci à Wild pour les guirlandes, c’était féérique. Un merci aussi à Loiz pour les succulents Muffins. Un merci à Nork pour euh… l’histoire du nain ! Et merci merci merci à ma Papaye pour… Avoir ramené sa fraise à Montpellier ! Tous ces gens enfin réunis (avec moi, donc) direction la salle de bains pour se cacher en attendant que Stef rentre et trouve sa jolie surprise. Mais bon, Stef étant un gros boulet de temps en temps, elle n’ose d’abord pas rentrer (chez elle), et poirote donc devant la porte comme une c… en attendant qu’on veuille bien venir lui ouvrir… Nork se dévoue donc pour lui gueuler à maintes reprises que OUI TU PEUX RENTRER CONNASSE, SUIS LES FLECHES… Et puis elle rentrera enfin, sans comprendre le truc des flèches-bougies qui la guident vers la salle de bains… Boulet, j’vous dit ! Et puis vla la surprise, et puis les bisous, les câlins, les cadeaux, le film (ZOLTAN !), la motivation le soir pour aller déguster notre fondue… Et là c’est le drame ! Oui bon non, pas vraiment le drame (à part peut être quand notre voisin de table a fait tomber les boules de sa glace quand je lui ai dit de pencher l’assiette pour la prendre en photo… bref.) Un très bon repas, donc, et puis des shots offerts dans le bar d’à côté (hiii Vodka Malabar !), les plusieurs « c’est ma tournée ! » qui surgissent de nulle part, le concours du plus beau costume années 80 et puis Loiz et moi qui finissons dans le jury (#5 !), et qui gagnons des petits lots bien sympathiques, dont un string ROUGE offert à Stef ensuite. Et les deux phrases ZDPiennes cultes de la soirée : 1°/ « Mais c’est son fils euh !!! », 2°/ « Briaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!! ». Bref. 2h00, soirée disco terminée, direction le Rockstore. Le Rockstore qui s’avère bien vide pour un samedi soir, le DJ du Rockstore qui passe du NTM (non, je ne m’en suis toujours pas remise). Tout ça quoi. Et puis le taxi qui arrive en 5 minutes, le chauffeur sympa, le retour chez Stef, la minute gonflage de matelas, et puis la fatigue qui nous gagnera assez rapidement. Dimanche, 14h. Réveillée par Wild qui cherche ses chaussures (normal), et puis début d’activité des loques dans l’appart. Il y’aura ceux qui ont beaucoup de mal à se réveiller et qui appellent leur chérie quand même, malgré le fait qu’elles ne peuvent aligner que deux mots : « Gnnnnnnnnn dodo » (Papaye, je t’aime !), ceux qui se réveillent pour mieux se rendormir (« Elle met longtemps à se préparer Loiz ? Euh… Faudrait peut être la re-réveiller? »), les gens qui ont le visage tout boulu le matin (non non j’parle pas de moi), et puis celui qui est super bien réveillé (Wild, je te respecte), pour finir par celle dont on a fêté l’anniversaire et qui sent bien que dans quelques heures tout ça sera terminé, et qu’elle aura toujours ces fichus 21 ans à se traîner… la vie est pourrite. Difficile pourtant de tous nous motiver pour se préparer et emmener les deux parisiens à la gare, et puis finalement en y arrivant une blondasse (pardon) se rend compte qu’elle n’a pas un billet Montpellier-Paris mais un deuxième Paris-Montpellier dans sa petite pochette SNCF de merde. Qu’importe, ça nous laissera une heure de plus pour profiter d’elle, et ça c’est bien ! Et puis des milliards de photos aux poses toutes plus ridicules les unes que les autres, le départ de tout le monde. S’ensuivent des jours et des jours sous la couette chez Elle, à se commander des pizzas et à mater des dvd parce qu’après ça, qui aurait envie de pointer le nez dehors sans eux à ses côtés ?