4.9.06
Et voilà, j'y suis. Après des mois de mouvement, de cartons, de changements de programme. J'y suis. Pas eu le temps une minute de réaliser que j'étais partie, pas eu le temps de regretter tout ce que j'avais quitté. Mais maintenant que la pression retombe, j'y pense. Je pense à elle, Mag. A ces 5 années passées auprès d'elle. Aux quelques autres passées avec Claire, et aux quelques mois partagés avec Aurélien. Voir cet appartement vide, celui dans lequel il s'est passé tant de choses, et eux trois avec moi. Mon passé et mon futur symbolisés par 3 personnes, putain. Empoigner les pinceaux, balais, aspirateurs et autres bouteilles de white spirit (!) et effacer les signes du temps et de la vie passée là-bas. Et puis les dernières soirées. Et la dernière journée (voir photo ci-contre) où ils m'ont presque forcée à arpenter la ville habillée comme ça. Les rires, le dernier verre au Virgin Café. Putain, mon dernier verre à Nice aura été pour le Virgin Café. Et puis le temps qui presse, alors retour chez lui pour prendre mes dernières affaires, et mes dernières bouffées d'air dans cet appart qui fut le mien l'espace de quelques jours. Ce dernier trajet fait tant de fois pour aller chercher Stef. Parce que même si je le refesais demain, ça ne serait jamais pareil. Alors en profiter. Les derniers mètres avec Mag, qui furent très certainement les plus pénibles. Et puis ce quai de gare. Ce foutu maudit quai de gare et ce train. Ses larmes qui coulent, et les mots qui suivent qui vont droit au coeur. Monter dans ce train qui part trop vite, et lui qui court après avec son mouchoir blanc. Haha. Terrible. Le siège cassé, les gens qui ronflent, les gamines chiantes, Snow dans mes oreilles et les yeux qui s'humectent. Hum. Et puis une nuit rapide chez Elle, un car le lendemain, et découvrir mon nouveau chez-moi par intermittence. Déballages de cartons et autres séjours à l'hopital. Jusque là, pas une nuit de sommeil de plus de 6 heures. Et puis souffler, enfin. Prendre ce putain de car et faire ce trajet que je connaitrai par coeur dans quelques mois (cf: l'auberge espagnole). Montpellier, enfin. Pour une semaine de presque total repos avec Elle. Des nuits plus longues que les jours, des courses vraiment pas raisonnables, des films et séries (Scruuuuuubs!!!) et cette putain de soirée de samedi. Commencée par une (fin de) raclette arrosée d'une demi Despé, Lost pour elle et Mag au téléphone pour moi. Et un tram qu'on n'arrivera décidément pas à prendre avant 22h30. Début de nuit prometteur: une voiture au milieu de la rame du tram, donc fin de parcours à pieds. Séparation et aucun distributeur décidé à nous donner des sous. Donc une dizaine d'euros en poche, et l'envie de s'éclater dans le ventre, parce que journée passée à dormir (bah quoi?). Direction le Rockstore, donc, et les souvenirs de The Servant en voyant cette grande salle vide et la scène scintiller à la lumière des strombis. Une heure passée et toujours personne, puis la foule qui arrive (tous en même temps, trop synchros les gens). Et la setlist qui fait un peu oublier les complexes, se lever enfin et pseudo-danser sur ce qu'on connait. Placebo par deux fois, Muse et le reste. Et puis l'appercevoir au milieu des lourdeaux (ah ça on a donné, avec les mecs super lourds). Le mec d'Indochine, et de Placebo x 2. Reconnu grâce à sa jupe, et lui qui fait *tilt* et me demande "c'est pas toi qui aime Nine Inch Nails?!". Héhé. Bonne mémoire, mec! Echange d'emails, promesse de se tenir au courant pour les prochaines sorties et surtout d'aller boire un verre ensemble. Sortir du Rockstore vers 4h40, parce que le DJ a décidé que la techno, c'est mieux que le reste. Alors aller voir les horaires du premier tram, même si quasi certitude que le premier passe vers 6h00. Mais non, premier tram à 7h05, dimanche oblige. Partir donc à la recherche d'un café ouvert (oui, oui, on a de l'espoir) et puis rencontre du premier Olivier de la matinée. Qui nous suivra jusqu'au parvis du Rockstore, qu'on trouvera evidemment fermé (c'était écrit ouvert jusqu'à 6h les mecs, vous craignez). Olivier donc, et ses histoires de "TeStos", de sa copine en boite et des soirées à Occitanie avec beuh et shit. Et puis Marc et Loïc, la voiture qui va leur tomber dessus, la clope trop petite et le caniveau bien plus confortable que les escaliers selon eux. Se décider enfin à repartir à la recherche d'un café ouvert vers 6h00, puis rencontre de Tico et ses amis (le deuxième Olivier, le RMIste et le blond allemand (L)) et puis tout le reste, les yeux, le café/croissant qu'il essaye de négocier, le mal de tête et les questions à la con. Et après un deuxième petit dej' près de mon futur chez moi et un troisième chez elle, retour chez ma mère pour une autre semaine. Et puis après, ça sera chez moi. Ca sera la fac et ça sera... ?
1 Comments:
Blogger Zys. said...
Et ça sera le meilleur.