Une vie haute en couleurs ces derniers temps, beaucoup trop de mouvement et de journées trop courtes qui passent trop vites. Une tête aussi un peu trop petite pour se souvenir de tout, de chaque regard échangé avec chaque personne un peu particulière. Des millions de fois je me suis dit qu’il fallait que je me souvienne d’un moment précis, parce que c’était intense, nouveau, ou tout simplement beau. J’en ai donc oublié la moitié, mais qu’importe, il y a quand même eu tout ça :
Une semaine agitée à Montpellier, d’abord. Avec Virginie et Stef, et beaucoup trop de choses, beaucoup trop de nuits, de discussions. Une agréable rencontre qui aura duré quelques instants pour moi mais qui était un peu rêvée depuis longtemps. Les fous rires sur tout et n’importe quoi, je pense ne pas être la mieux placée pour raconter tout ça mais c’était juste ce que c’était.
Et puis la mauvaise nouvelle est arrivée cette semaine-là. Beaucoup de larmes versées pour celle qui ne sera finalement jamais rien. Et pour ceux qui restent, aussi.
Les jours suivant sont un peu floutés par ce que je pourrai appeler l’après-tout-ça. Des billets de trains pris à la va-vite parce qu’il le fallait. Et pas seulement pour le concert.
Alors préparer mes bagages, y mettre beaucoup trop de fringues en sachant que je n’en porterai que la moitié, empaqueter les jolies choses pour être juste comme il faut. Et puis partir. Partir à la rencontre de mes racines. Des heures de trains avec paysages enneigés et la perspective des futures nuits endiablées qui font somnoler, histoire de prendre un peu d’avance. Et puis arriver, enfin. Le voir lui, inchangé. Prendre le métro, en appréciant les mouvements qui deviendront par la suite une vraie drogue. Métro, métro, métro. Revoir cette station là, celle que j’ai vue des millions de fois étant enfant, revoir ces marchants de légumes, le cinéma et le 181. La pente, celle qu’on a si souvent remontée le soir, les bras chargés de courses ou d’un peu n’importe quoi. Le Kennedy, les bâtiments, la grisaille, le PMU, le parc où je l’ai rencontré lui pour la première fois, l’espèce de piste cyclable, le petit carré d’herbe qui rappelle l’incident MrFreeze avec mon amoureux, le balcon et puis ma mamie. Les retrouver tous un par un, lui qui me taquine, qui se fout de la gueule de mon sac, de mon piercing, d’un peu tout ce qui fait que je suis un peu le vilain petit canard de la famille, comme celle qui s’est exilée un peu –trop- loin et qui est maintenant mariée à un écolo. Une journée soft le jeudi pour prendre des forces. Juste pour affronter les jours suivant. Vendredi 2 février, le jour où j’ai parlé avec Jared Leto. Y a t-il besoin d’épiloguer là dessus ? Je crois que non, en fait. Nuit chez Mr. B. et Roxyyyyy. A la question « peut on tomber amoureux d’un lapin » la réponse est « oui ». Et d’une personne croisée dans un rêve ? Journée à Paris, avec un peu tout le monde sauf moi, tout compte fait. Et puis retour à la case départ. Retrouvailles avec celle qui porte maintenant des converse et ne se coiffe plus vraiment régulièrement. Qui fume des roulées-main et qui marche vite dans le métro. Début de quelque chose que j’appellerai (pour ne choquer personne) « le marathon ». Une soirée inqualifiable, débutée (je vais citer les noms comme ça vous pourrez y aller) au Pub St Germain. Bouffe, boissons et cadre obtiennent un B+ (bon allez, A- parce que serveur gaucher et chiottes dorées), puis migration vers Les Furieux. Qui obtiennent un A+++. Rien que pour les verres à l’œil (combien de pichets ? 6 ? 7 ?), pour Alban (et sa langue) et pour la musique. Et puis, en vrac : « Il a l’air de quoi mon pote là bas ? » … « Mafia italienne, je n’en dirai pas plus » ; « Touches pas à ma nièce » et autres déboires sur la voie publique. Rentrées à 7h, porte d’Orléans chez elle. 2 baguettes et 6 croissants – ta gueule connasse. Un café infecte, des tartines beurre salé/confiture de fraise et quelques clopes plus tard, mini nuit et réveil en musique (de merde). Rangement, ménage parce que proprio qui arrive quelques minutes plus tard, douches express et direction BNF pour happy hours au Frog. The-new-grungie qui nous quitte pour une expo, les deux plus jeunes découvrent les joies du rugby, des paris sur le score final et du gain d’un pichet de bière… sifflé presque seule (et je vous emmerde ?), retour dans le métro plutôt agité (« putain, bouffe un chewing gum ! »), retour au point de départ, bouffe, concours de chant, chuchotements, quelques heures de sommeil et c’est reparti. Journée shopping, un manteau un pull de la sauce au poivre, retour maison point de rendez-vous, on fait quoi ? on va boire ? ok. Direction porte d’Orléans, again. Acid jazz à fond les ballons, make up, dress up, morceau de pizza et puis s’en vont. 1er essai, 1er echec : Le Kong = tenue correcte exigée. Quelques photos sur le pont, retour dans le métro. « Nous allons à St Michel, Ligne 4 direction porte d’Orléans, vous êtes des moutons, je vais casser la baraque, il y a de l’eau qui coule… » St Michel. On voulait boire, on a bouffé. Resto dégueulasse (au tango du chat, n’y allez pas), le serveur qui oublie de servir les pommes de terre en même temps que la raclette, une souris qui se ballade dans le resto… Bref. Direction le Who’s, (à St Michel, toujours, vous suivez ?), pub vide mais groupe de reprises pop-rock qui reprend dans quelques minutes. La meilleure bière que j’ai jamais bu de ma vie (à la myrtille !), des reprises intemporelles et un peu plus osées, dont « Meds ». Un espagnol qui vole la vedette au tout mimi petit chanteur le temps d’un morceau flamenco, la grande qui s’en va parce que boulot le lendemain… Juste nous et eux, et puis lui qui vient me remercier en personne, ses jolis yeux etou etou… Mais la vieille et son massage de fesses auront eu raison de nous. Pas l’heure du premier métro, qu’importe direction le Départ, deux cafés = 7,80€ (les enculéééééés), le mec de la sécurité qui nous fait l’animation, mais le vieux blédar aura lui aussi eu raison de nous. Direction maison, pas de « 2 baguettes et 6 croissants », trop froid, trop de fatigue. Et impossible de se coucher parce que la « coturne » est rentrée. Un yaourt, des clopes encore et à même le sol de la cuisine, et puis on capitule vers 6h30, direction le petit lit (3 personnes dans le même lit qui dorment en U, plus jamais). 3h plus tard le réveil sonne. Préparation hyper rapide (c’est à partir de ce moment là que j’ai cessé d’être une fille), rencontre rapide de sa coloc de merde et puis on décampe. RDV avec papaye à gare de l’est (même pas en retard pour une fois, putain !), McDo pour papaye (ça chaaaaange didonc), pause trop courte et puis hop, la grosse merde : on a oublié les clefs chez Tata. ARGH ! Allers-retours de merde entre partout et Porte d’Orléans, pas de connasse de coloc, pas moyen de rentrer, pas possible de récupérer les putes de clefs. La merde. Et puis finalement tout s’arrange vers 16h. On peut enfin aller se détendre (45 minutes chez pizza hut à draguer George, notre serveur attitré, c’est du repos ?) Retour à porte d’Or, récupération des clefs, 18h, notre course folle s’achève au Frog (une nouvelle fois, mais sans rugby), quelques quesidillas (pensées pour les lois de l’attraction) et cafés plus tard : retour au béton pour la dernière nuit. Visionnage du DVD du mariage de la grande, j’aurai tellement aimé y être (mais j’avoue que l’enterrement de vie de jeune fille c’était mieux klm). Lendemain matin : il neige bordel de merde. Bisous à tout le monde, périph et gare de Lyon (j’aurai au final emprunté toutes sortes de transports en une toute petite semaine de merde), dernières clopes, achat d’un livre à un très beau métisse, train. Sommeil, maison, manque et puis juste que je vous aime.
Pardon pour mon terrible français... Kisses!